CONSTRUIRE DEMAIN AVEC CE QUI EXISTE DÉJÀ : LE PARI SOLAIRE ET ENGAGÉ D’ASTRID
Dans le secteur du bâtiment, où tout semble souvent figé dans le béton, une voix s’élève pour proposer une alternative aussi créative que nécessaire. Rencontre avec Astrid, une coordinatrice passionnée qui œuvre à transformer notre vision des matériaux de construction, et qui transforme les surplus de chantiers en opportunités d’avenir. Un parcours inspirant où la communication devient le levier de la transition écologique.
Du design d’intérieur au réemploi: Le déclic d’Astrid
Rien ne prédestinait Astrid à coordonner une plateforme de réemploi, si ce n’est une profonde quête de sens. Ancienne coordinatrice dans une agence d’architecture d’intérieur spécialisée dans les chalets haut de gamme, elle gérait des projets prestigieux mais se heurtait souvent au manque d’intérêt des clients pour la sobriété énergétique.
Poussée par l’envie de concilier ses compétences professionnelles avec une ambition sociale et environnementale, elle a rejoint l’aventure de la structure associative ENFIN! RÉEMPLOI en Savoie en février 2023. Dotée d’une ambition sociale et environnementale à travers l’association, aujourd’hui, elle va plus loin que la coordination des chantiers : elle orchestre un changement de mentalité global que représente le monde du bâtiment.
Le concept : Une matériauthèque au cœur de Chambéry
Un cycle vertueux pour la nature
Le cœur du projet d’Astrid est la matériauthèque, un espace où les matériaux de construction trouvent une seconde vie. Contrairement au modèle linéaire « extraire-fabriquer-jeter », son approche repose sur la création d’un cycle de vie beaucoup plus vertueux, axé sur la logique d’économie circulaire.
C’est quoi l’économie circulaire ?
L’économie circulaire vise à optimiser l’utilisation des ressources et à réduire les déchets en favorisant des pratiques telles que le réemploi, la réparation, le recyclage (source : ADEME).
Et si vous souhaitez approcher le sujet, il y a par exemple le livre » Cradle to Cradle, Créer et recycler à l’infini » de Michael Braungart et William McDonough qui est une bonne ressource de base !
Chez Enfin! Réemploi, tout peut devenir et redevenir une ressource en retrouvant un nouvel usage
- Pourquoi c’est écologique ? En sauvant des fenêtres, des tuiles ou de la quincaillerie de la benne, Astrid préserve les ressources naturelles et réduit les déchets de chantier.
- Le concept va bien au-delà du produit : C’est un lieu de conseil et de transmission, où chaque objet raconte une histoire, loin des rayons standardisés des magasins de bricolage classiques. Sa structure est aussi un lieu d’insertion professionnelle, en offrant un nouveau départ à des salariés en quête d’emploi. En fait, c’est une démarche où la nature et l’humain se rejoignent pour bâtir durablement.

Les défis de la communication : Briser les préjugés
Déployer un tel concept n’a pas été sans embûches. Astrid a dû faire face à deux défis majeurs dès son arrivée :
- Le déficit d’image : Dans le bâtiment, le réemploi est souvent perçu comme du « bricolage un peu crade » ou peu sérieux. Pour convaincre des professionnels frileux ou parfois résistants au changement – par habitude, il fallait prouver que l’on peut être une association tout en étant exemplaire et professionnel. Ça passe par des actions concrètes, des projets et de communiquer dessus “pour montrer que ça fonctionne”.
- Le désordre numérique : Astrid a hérité d’une communication fragmentée, avec notamment
4 pages Facebook différentes à son arrivée et de multiples supports de communication pas tous utilisé. Ce désordre n’aidait pas à porter le message de l’association.
Les clés de la réussite : Conseils et bonnes pratiques
Pour transformer ces défis en succès, Astrid a appliqué des méthodes de communication structurées que chaque entrepreneur devrait suivre :
- Se former pour gagner en légitimité : Dès son arrivée, elle a suivi une formation auprès de la CCI sur la gestion des outils numériques pour maîtriser ses canaux de diffusion. Ça lui a permis de mieux appréhender le sujet “communication” de l’association.
- Segmenter pour mieux capter : C’est l’un de ses conseils phares. Astrid distingue deux publics :
– Les Professionnels : Elle les touche via LinkedIn et le mailing, avec un discours axé sur la technique et la filière.
– Les Particuliers : Elle privilégie les réseaux sociaux (Instagram, Facebook) et surtout l’affichage urbain (abribus), extrêmement efficace pour la visibilité locale. (orienté usages et évènements commerciaux comme la braderie – prochaine date : 19 et 20 juin 2026).
- Le piège à éviter : Vouloir parler de la même manière à tout le monde. Dans son témoignage, Astrid a notamment souligné que la sensibilisation doit être adaptée : on ne parle pas de réemploi à un banquier comme on en parle à des enfants en classe de CP.
- L’événementiel comme preuve par l’action : En organisant une « Grande Braderie », elle a prouvé à son conseil d’administration que les opérations commerciales boostaient l’adhésion au projet.

Le mot de la fin ?
Pour Astrid, la communication réussie est celle qui raconte une histoire. Comme cette anecdote d’une cliente repartie avec la clé parfaite pour sa serrure ancienne, après deux bonnes heures de recherche : c’est cette humanité et cette persévérance qui font rayonner le réemploi, et qui rendent ce lieu unique.
Rien ne se perd, tout peut se réutiliser !
Vous avez déjà été dans ce genre de structure pour un projet ?
Soutenez, et tenez-vous informés des actualités de l’association ! pour ça différentes possibilités :
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(👉 notamment pour la prochaine date de braderie qui sera les 19 et 20 juin 2026) - le site internet : https://www.enfin-reemploi.fr/
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🎨 Je suis Elora, graphiste illustratrice pédagogique freelance , j’aide les start-up et les PME à vulgariser leur concept écologiques, et à convaincre leur clients et investisseurs grâce à des supports personnalisés.
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